À cette époque, la vidéo était réservée aux seuls plateaux de télévision et aux news, tout le reste se faisait en film. Puis au début des années 80 la vidéo portable naissante commence à faire concurrence au 16 mm. Au bout de cinq années mon choix se confirmait je préférais le film, le côté vivant de la mécanique et la magie du développement ; je me suis donc inscrit à "Vaugirard" aux cours du soir… pour, finalement, ne passer que l'oral.

En effet j'ai été appelé par Carlo VARINI comme 1er assistant opérateur sur le premier long-métrage en scope de Luc BESSON : "Le Dernier Combat".
Du documentaire je plongeais dans l'univers de la fiction et du travail de pointeur avec les comédiens. « Priorité aux acteurs ! » m'avait inculqué Carlo.

J'ai encore collaboré avec Luc BESSON et Carlo VARINI sur "Subway" et sur
"Le Grand Bleu" toujours en scope.

Après avoir assisté de nombreux opérateurs, j'ai terminé ma période d'assistanat auprès d'Henry ALEKAN sur un film de Pierre ÉTAIX en IMAX. Une expérience inoubliable : travailler avec ce directeur photo si talentueux âgé de 80 ans
qui découvre un nouveau format, le 70 mm et qui l'accueille avec tant d'enthousiasme et de malice, cela m'a impressionné.

Ayant éclairé de nombreux courts-métrages je me lance dans le métier d'opérateur au début des années 90.

Je commence à entrevoir toutes les dimensions du métier de directeur de la photographie; mesurant une ampleur que je ne soupçonnais pas comme assistant, il n'y avait pas que le côté technique qui importe.

Je découvre tout le côté relationnel : le dialogue avec le réalisateur, la diplomatie avec les acteurs, le leadership avec l'équipe technique, l'importance des prestataires, les négociations avec la production, la collaboration avec la déco, le maquillage, les costumes etc.

Au début cela ne m'a pas été facile de tout concilier, puis au fil des tournages, j'ai progressé, je me suis amélioré et je pense aujourd'hui que mon côté relationnel, humain est tout aussi important que mes compétences techniques et artistiques.

Parenthèse importante dans ma vie professionnelle : ma collaboration au sein du laboratoire ARANE-GULLIVER qui a été le fruit de ma rencontre avec son directeur Jean-René FALLIOT un homme si passionné que j'ai eu envie de vivre l'installation du laboratoire à Clichy. Mon intérêt pour le 70 mm y a été comblé pendant cette année "argentique".

Je participe ensuite à la formation HD de BOGARD avec la F900 de SONY.
J'ai tourné plusieurs téléfilms en HD dont:
"La Légende Vraie de la Tour Eiffel" de Simon BROOK.

"Henry DUNANT Du Rouge sur la Croix " de Dominique OTHENIN-GIRARD.


Pour fêter symboliquement mes 50 ans et mes 30 années de cinéma j'ai eu le plaisir de travailler avec Jean-Paul BELMONDO sur le film de Francis HUSTER "Un Homme et son Chien".
Moments de tournages très forts avec ce "Monstre Sacré" du cinéma français qu'est BELMONDO.

Je viens récemment de terminer l'étalonnage d'un film que j'ai tourné en 70 mm 8 perfos pour le parc VULCANIA, format nécessaire pour une projection sur un écran de 415 m².

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Je maîtrise la chaîne de l'image argentique dans tous les formats du super 8 à l'Imax, en utilisant une post-production traditionnelle ou numérique avec les techniques les plus récentes.

J'applique la même rigueur en tournage numérique ce qui me permet d'avoir une grande souplesse à l'étalonnage.

Je sais choisir mes collaborateurs avec soin dans l'équipe de tournage ainsi que parmi les prestataires.

Je choisi les moyens techniques en étroite collaboration avec la production afin de rester cohérent par rapport aux réalités économiques.

Je mets tout ce savoir faire, mon ingéniosité et ma sensibilité au service de mon métier qui est de traduire en images ce que veut ou rêve un réalisateur.




Je suis entré dans la profession à l'âge de 20 ans
en 1977 au Conservatoire National des Arts & Métiers de Paris.
Électricien la journée et cadreur vidéo le soir,
je deviens très vite assistant opérateur en 16 mm sur des documentaires et des films industriels.

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